L’herbe du pré d’à-côté est toujours plus verte
Ce proverbe qui donne la parole à l’âne mis au pâturage est d’une grande sagesse. Il manifeste que l’on n’est jamais satisfait du pré dans lequel on a été envoyé paître. L’herbe du pré d’à-côté paraît toujours plus verte, plus appétissante, plus fraîche. Sans doute parce que l’on ne la connaît pas. Sans doute aussi parce que l’on se focalise sur les inconvénients que l’on a dans son propre pré et que l’on ne voit que les avantages de l’autre.
Or si c’est peut-être vrai, l’âne a pu oublier qu’un pré ce n’est pas que de l’herbe, c’est aussi l’abreuvoir avec sa quantité d’eau et la fréquence de son renouvellement, c’est aussi l’arbre sous lequel il pourra se mettre lorsque les rayons du soleil se feront ardents en plein été, ce sont les autres qui ont été mis dans le même pré que lui...
Ainsi en est-il dans la vie quotidienne : on n’est jamais satisfait de la totalité des paramètres qui constituent notre vie. Au travail, on peut se plaindre de son salaire, de l’ambiance, d’un ou de plusieurs collègues, de la distance pour s’y rendre, des conditions de retraite...
Dans un couple, on trouve toujours chez un autre ce que l’on ne trouve pas chez son conjoint : une forme d’intelligence, un style d’humour, une disponibilité, des valeurs, une santé, une belle-famille...
La maturité consiste à avoir compris que si l’on passait dans le pré d’à-côté, on perdrait des choses au profit d’autres.
Ayant compris cela, on peut faire le deuil de ne pas avoir tous les avantages... et de ne pas apporter non plus que des avantages (chacun de nous a aussi des limites, personne n’est louis d’or pour tout le monde). Bien souvent, ceux qui ont beaucoup “bougé” s’aperçoivent “qu’au début, ce n’était pas si mal”.
Sage est celui qui trouve son bonheur dans ce qu’il a.

Évêque de Séez, ancien équipier de PSN.
- La curiosité est un vilain défaut
- Les conseilleurs ne sont pas les payeurs
- Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre
- La fin ne justifie pas les moyens
- Quand le chat est parti les souris dansent
- Qui aime bien, châtie bien
- Petit à petit l’oiseau fait son nid
- Qui trop embrasse, mal étreint
- Bien mal acquis ne profite jamais
- La faim fait sortir le loup du bois
- L’herbe du pré d’à-côté est toujours plus verte
- La paresse est la mère de tous les vices
- À l’impossible, nul n’est tenu
- Chacun voit midi à sa porte
- Faute avouée est à moitié pardonnée
- L’argent ne fait pas le bonheur
- Les petits ruisseaux font les grandes rivières
- Charité bien ordonnée commence par soi-même
- Il n’y a pas de fumée sans feu
- L’enfer est pavé de bonnes intentions
- Avant d’enlever la paille de l’œil de ton voisin, retire la poutre qui est dans le tien
- La raison du plus fort est toujours la meilleure
- Toute vérité n’est pas bonne à dire
- On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs
- L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt
- Le mieux est l’ennemi du bien
- Nul grand homme pour son valet

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