Assomption

Pour résumer ce long article en utilisant l'Intelligence artificielle de Mistral AI, Paris, France, d'abord une vérification que vous êtes un être humain...

« En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement pour se rendre dans le haut pays dans une ville de Juda. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth. »

1. Deux destinées se dévoilent dans cette rencontre des deux cousines.
L’une, Marie, très jeune, 12-14 ans peut-être si l’on en croit les historiens ; l’autre, Elisabeth, qui avait déjà dépassé l’âge d’être mère.
La première était inconnue, de condition modeste, habitant ce petit bourg de Nazareth en cette Galilée pas trop bien famée ; l’autre, épouse d’un prêtre, était de la classe supérieure du Temple de Jérusalem.
Alors que Marie, tout juste fiancée, avait toute la vie devant elle et, comme toute jeune fille en Israël, se préparait à fonder une famille avec des enfants, bénédictions de Dieu, Elisabeth, tout à l’inverse se désolait de sa stérilité, la considérant comme une honte, un déshonneur, malgré sa grande fidélité à observer les commandements du Seigneur. Tout les séparait donc, leurs situations autant que leurs lieux d’habitation.
2. Jusqu’à cette irruption venue d’en haut qui allait unir leurs destinées dans un projet inattendu, imprévisible, au-delà de toutes leurs attentes. L’une après l’autre, elles venaient d’être appelées par Dieu à donner la vie. Elisabeth, en premier, parce que son fils Jean devra « courir en avant », être le Précurseur. Six mois plus tard Marie se verra confier l’insigne privilège d’être la mère de Jésus. Alors avant que leurs enfants ne croisent leurs routes, avant qu’ils n’annoncent chacun à sa manière la venue du Règne de Dieu, ce sont leurs mères, Marie et Elisabeth, qui vont être appelées à proclamer la Miséricorde de Dieu, d’âge en âge. Et c’est pour cela que Marie, la plus vaillante en sa jeunesse, part rapidement, vers le haut pays de Juda. “Rapidement” dit le texte. Parce qu’il y a urgence. Urgence de dire les merveilles de Dieu.
3. En cette fête de l’Assomption, Marie nous invite à les chanter avec elle.
« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur. » Redisons-nous cet hymne de reconnaissance, même si nous n’avons pas perçu tous les jours de notre vie toute la joie que nous en espérions. Même si l’avenir s’assombrit, et nous laisse inquiets. Mais peut-on chanter le Magnificat dans les familles éprouvées par le deuil, la maladie, la précarité ? Peut-on chanter le Magnificat dans les pays frappés par la guerre, la famine ? Les puissants sont-ils jetés de leurs trônes ? Les riches repartent-ils les mains vides ? La réalité quotidienne nous montre bien autre chose. Il en fut de même pour Elisabeth et Marie.
4. Elisabeth ne savait pas. Son fils dont le nom Jean signifie « Le Seigneur fait grâce », le plus grand des prophètes aux dires de Jésus, ne trouverait pas grâce devant Hérode qui ordonna sa décapitation. Parce qu’il avait osé lui dire sa vérité.
Marie ne savait pas que cet adolescent, Jésus, qu’elle croyait connaître, elle le chercherait sans comprendre ce que voulait dire « être aux affaires de son Père ». Elle ne savait pas que de mère heureuse trente ans durant, elle deviendrait une mère inquiète pendant près trois ans, et mère douloureuse trois jours durant.
5. Les destinées d’Elisabeth et de Marie nous montrent que le projet de Dieu, le Salut de Dieu, devaient se fendre un passage à travers l’épaisseur humaine, depuis la naissance à la vie jusqu’à la mort qui nous en fait sortir. Mais le Christ est ressuscité. Depuis le 8e siècle, en miroir de sa résurrection, les chrétiens ont voulu célébrer l’exaltation, l’assomption de sa Mère, la première de nous en chemin.
La fête de l’Assomption est tout à la fois une célébration des « merveilles » que fait pour nous le Seigneur et un chant de l’Espérance. Joignons nos voix à la sienne : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur. »

Une faute d'orthographe, une erreur, un problème ?   
 
Aloyse SCHAFF

Capitaine de Port Saint Nicolas.
Prêtre du diocèse de Metz. Fut professeur de sciences physiques et directeur du lycée Saint-Augustin à Bitche (57).
Activités pastorales dans les communautés de paroisses du Bitcherland.
Animation d’ateliers d’information et de réflexion sur les textes bibliques et l’histoire chrétienne : Pères de l’Eglise, fondateurs des grands ordres religieux, les grands papes, les grands saints du Moyen-Âge, du XVIe siècle. Des présentations à découvrir sur le site.

Publié: 15/08/2026