Dimanche des Rameaux

Pour résumer ce long article en utilisant l'Intelligence artificielle de Mistral AI, Paris, France, d'abord une vérification que vous êtes un être humain...

1. Ce dimanche des Rameaux et de la Passion associe dans la même célébration l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et le récit de sa passion. Un succès populaire et puis une mort dans la solitude. Un accueil enthousiaste et puis le rejet le plus total. Une grande fête lumineuse et les heures sombres d’une tragédie. C’est ce que le récit de sa passion nous raconte. Que nous entendons toujours avec grande émotion. Le pouvoir du Temple avait eu raison de lui. Le Juste est maintenant injustement accusé et condamné par les plus hauts responsables religieux de son peuple, tourné en dérision par ses gardiens, abandonné par ses disciples, renié par Pierre, le premier d’entre eux, qui avait pourtant dit qu’il mourrait pour lui. Horriblement, indécemment crucifié, à la vue de tous, par Pilate. Quel destin !

2. Mais il fallait qu’il en soit ainsi. La liberté de l’homme, celle qui le rend pleinement homme, le lui donne la faculté de choisir entre le bien et le mal, entre ce qui fait mourir et ce qui fait vivre. Jusqu’à ce que vienne le Christ Jésus. Il est lui aussi homme libre mais sa liberté est habitée par l’Amour, celui qui vient d’en haut. Le conflit entre ces deux libertés était inévitable. L’homme utiliserait la sienne envers le Christ qui, lui, utiliserait la sienne pour montrer en sa passion-résurrection que celle que l’homme revendiquait n’aurait pas le dernier mot. Il dit être venu pour cela : « Personne ne me prend la vie, mais je la donne volontairement. J’ai le pouvoir de la donner et j’ai le pouvoir de l’obtenir à nouveau. Cela correspond à l’ordre que mon Père m’a donné. » . « Mort, où est ta victoire ? » s’écriait Paul après avoir, sur le chemin de la persécution, rencontré le Vivant. La joie des disciples lors de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem préfigurait celle qui les envahit après le jour de sa résurrection.

3. Il nous appartient faire les bons choix dans cette humanité à laquelle nous appartenons. Chaque fois que nous laissons la colère, la jalousie, la méchanceté, la rancune entrer dans notre cœur, dans nos paroles, dans nos gestes, nous prenons des chemins qui conduisent à la mort. Chaque fois que nous prenons les chemins de l’entraide, de la compassion, du pardon, nous donnons à la vie un peu plus de son éternité. Celle vers laquelle veut nous conduire Jésus.


Méditation

A bout de bras, Seigneur, tu as porté
Les croix des hommes et leurs blessures
En venant marcher à leurs côtés
Et les mener par les chemins de droiture.

Sur les bras de la croix, tu t’es laissé crucifier
Pour ne pas échapper au sort des maltraités
Et connaître les bourreaux et leur cruauté
Qui ne savaient pas quel amour ils ont fait exploser.

Sous les bras de la croix tu es descendu, reposé,
Remis à nouveau entre les mains des hommes
Pour qu’ils puisent présenter au Père Bien-Aimé
La seule offrande digne de l’Amour qu’il leur donne.

Ne laisse pas, Seigneur, mes bras se refermer
Sur la botte de tous mes vains espoirs déçus.
Que mon regard, à ta croix suspendu,
Les ouvre à celui qui me les tend, tout à côté.

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Aloyse SCHAFF

Capitaine de Port Saint Nicolas.
Prêtre du diocèse de Metz. Fut professeur de sciences physiques et directeur du lycée Saint-Augustin à Bitche (57).
Activités pastorales dans les communautés de paroisses du Bitcherland.
Animation d’ateliers d’information et de réflexion sur les textes bibliques et l’histoire chrétienne : Pères de l’Eglise, fondateurs des grands ordres religieux, les grands papes, les grands saints du Moyen-Âge, du XVIe siècle. Des présentations à découvrir sur le site.

Publié: 29/03/2026