Pâques, dim. de la Résurrection (20/4) : Le Seigneur est ressuscité
C’est bien vrai ! Le Seigneur est ressuscité ! ()
Si nous voulons honorer en nous-mêmes cette vérité, ayons soin que notre vie nouvelle soit véritable. Il faut que tout soit vrai dans nos pensées, dans nos affectations, dans nos actes, dans nos paroles. Il y a une intime connexion entre la résurrection de Jésus Christ et la nôtre. Assurés de la réalité de la vie future, nous ne pouvons douter qu’il veuille nous ressusciter un jour ; nous possédons, dans sa résurrection glorieuse, le gage, le modèle, et comme les prémices de la nôtre.
Selon l’expression de saint Paul, nous sommes, en quelque manière, déjà ressuscités avec Jésus Christ, puisqu’il est le Chef et nous les membres. C’est pourquoi il est appelé le « premier-né d’entre les morts ». En lui nous voyons déjà l’heureux terme de nos tribulations et de nos souffrances. En lui nous comprenons comment notre tristesse doit se changer en joie. Jésus Christ veut que la joie des siens soit parfaite, que rien ne manque de ce qui peut la rendre plus vive et plus pure, qu’elle soit à son comble, que rien ne puisse ni la troubler ni l’altérer. La joie parfaite n’aura ces caractères que dans le Ciel, parce que rien, hors la possession éternelle de Dieu, ne peut satisfaire pleinement les désirs de l’homme. Une certaine plénitude de joie est cependant dès ici-bas le partage des âmes. En effet, quel bien peut manquer à celui qui a la douce assurance d’être aimé, comme l’Homme-Dieu lui-même est aimé de son Père ?
Jésuite. Fondateur de la Société des filles du Cœur de Marie († 1820).