Quand Dieu met le paquet !
Il m’est arrivé, en regardant un atlas de la Bible, un atlas spécialisé, de trouver une carte de l’empire romain, au temps de la naissance de Jésus. Impressionnant, cet empire !
Et je suis effarée de voir le remue ménage que César a décrété en instituant un recensement obligatoire, qui a permis et même obligé Jésus à naître à Bethléem, alors qu’il avait été conçu à Nazareth où sa mère habitait.
Combien de millions de personnes ont été contraintes de se déplacer pour obéir à une lubie de César ? L’ordre concernait l’Espagne, la France, une partie de l’Angleterre, l’Italie, la Grèce, une partie de la Turquie, le Liban, la Palestine, une partie de l’Égypte, tout le nord de l’Afrique, tout ce qu’on appelle le bassin méditerranéen. Tous ces peuples vont être forcés de se mettre en branle.
Sur une question d’Hérode, inquiet d’apprendre qu’un concurrent est sans doute né, tous les prêtres juifs, après avoir consulté les écritures, pensent que Bethléem est l’endroit prévu pour la naissance du Messie puisqu’il est écrit : "Et toi Bethléem en Judée, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs lieux de Judée. Car de toi sortira un chef qui sera le berger d’Israël mon peuple."
Sûr, Seigneur, Tu ne fais pas dans la dentelle. Quand il faut, Tu ne lésines pas sur les moyens. Toute cette révolution qui touche je ne sais combien de millions de personnes, pour que trois ou quatre lignes de l’Ancien Testament qui en compte je ne sais combien de millions, soient respectées et que Jésus soit officiellement, administrativement, reconnu comme le fils de Joseph, descendant déclaré de David.
C’est fou et en même temps c’est admirable ! Et prodigieux ! Pas un seul monarque sur terre, même parmi ceux qui ont bâti un vaste empire, n’a eu cette puissance. Tu es vraiment, Seigneur, le Seigneur des Seigneurs.
César croyait agir pour satisfaire sa volonté de connaître avec exactitude le nombre précis, à une unité près, de ses administrés, de ses sujets qui lui devaient obéissance et sur qui il avait droit de vie et de mort, et ainsi se complaire dans son sentiment de grandeur ; et en fait, il respectait, sans même s’en douter, trois ou quatre lignes de l’Ancien Testament. Pas plus !
Heureusement qu’il ne l’a pas su, le pôvre ! Il aurait eu du mal à s’en remettre sans doute.
Seigneur, Tu es fabuleusement confondant !

Laïque mariste († 2011).
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