Baptisés réveillés ?
Saint Paul ne félicite pas toujours ceux et celles à qui il destine ses lettres. C’est même assez rare ! Pourtant, lorsqu’il écrit aux premiers chrétiens de la ville grecque de Thessalonique, il déborde de compliments. Il y en trois que je crois pouvoir adresser aux lecteurs assidus.
« À tout moment, nous rendons grâce à Dieu pour vous tous, votre foi est active, votre charité se donne de la peine, votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus Christ… ! » ().
Priez pour moi comme je prie pour vous afin que saint Paul, du haut du ciel, puisse dire cela de nous tous car le Christ a grand besoin de chacun de nous, de chaque baptisé réveillé, pour que notre monde aille mieux.
Allons plus loin. Au cours de l’été, lors du pèlerinage en Terre Sainte avec les jeunes, nous avons eu la très grande chance de passer une heure avec le père David Neuhaus : issu d’une famille juive, originaire d’Afrique du Sud, il choisit à l’âge de 15 ans le Christ « parce qu’il est ressuscité et qu’il a vaincu le dernier ennemi, la mort ». Devenu jésuite et ordonné prêtre, il a été vicaire du patriarche de Jérusalem pour tous les catholiques qui prient en hébreu.
Voilà son projet : c’est le nôtre si vous écrivez le nom de votre diocèse là où il écrit ‘Terre Sainte’. « Le défi actuel consiste à créer des oasis de foi, de prière, d’engagement envers la justice et la paix pour tous sans exception. Je suis de plus en plus convaincu que les chrétiens en Terre Sainte doivent parler haut et fort, avec leurs mots et à travers leurs institutions, afin de rendre visible et audible l’expression du Royaume que nous avons goûté en Jésus Christ, mais qui est loin d’être évident dans le monde où nous vivons. Nous sommes sans doute peu nombreux, impuissants et pauvres, mais nous n’en sommes que plus libres de suivre le Galiléen et de vivre son Royaume ici et maintenant ».

Archevêque de Cambrai († 2018).
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