12e dimanche du temps ordinaire A

Pour résumer ce long article en utilisant l'Intelligence artificielle de Mistral AI, Paris, France, d'abord une vérification que vous êtes un être humain...

1. « Prenez garde aux hommes » avait dit Jésus à ses disciples avant de les envoyer en mission. Mais aussi : « Ne craignez pas les hommes… » Par trois fois. Jésus parlait d’expérience, de ce qu’il vivait. Il a vite compris que cela se passerait mal pour lui, qu’il serait victime de ce qu’il disait, de ce qu’il faisait. Effectivement, s’il en a d’abord étonné beaucoup en arrivant dans la région de Capharnaüm, il s’est vite mis à dos les chefs religieux du Temple, mais aussi les pharisiens, non pas tous, mais les plus stricts observateurs des commandements inscrits dans la tradition antique. Il n’y en avait pas moins de 613. Jésus s’attendait à ces oppositions pour ce seul motif : qui veut changer la religion héritée des Anciens doit être combattu. Cela n’a pas changé. Souvenons-nous des guerres de religion.

2. Actuellement la religion chrétienne est la plus persécutée des religions dans le monde. L’ONG Portes Ouvertes estime que plus de 388 millions de chrétiens (1 chrétien sur 7) le sont physiquement ou par discriminations. En hausse constante depuis 13 ans. S’il n’en est pas ainsi dans nos pays de vieille chrétienté, d’autres contestations en ont pris la place. Pour les uns , les scandales dus aux comportements de trop nombreux de ceux qui ont choisi Jésus pour guide sont des contre-témoignages et creusent des distances avec cette Eglise, voire même des rejets. Pour d’autres, au contraire, devant le flot de migrants et avec eux un prosélytisme conquérant, des chrétiens disent devoir se mobiliser politiquement pour restaurer une identité nationaliste perdue. Pour d’autres, ce qu’on appelle la sécularisation les a conduits à l’indifférence religieuse. Ainsi, un quart de la population française affirme aujourd’hui ne pas appartenir à une religion alors que ce pourcentage n’était que de 10 %, cinquante ans plus tôt. « Ce qui m’effraie, a dit Martin Luther King, ce n’est pas l’oppression des méchants ; c’est l’indifférence des bons. »

3. Le Christ Jésus nous envoie en mission, nous aussi. Là où nous sommes, comme nous sommes. Pas à la manière des apôtres d’antan, ni de ceux qui se sont sentis appelés à l’ambon de la Parole, au service de l’autel. En commençant d’abord en soi. Il nous faut redécouvrir ce qui a motivé ses disciples : un attachement de cœur et d’esprit à sa personne. C’est comme cela que l’on s’attache les uns aux autres dans nos familles. Le dernier dialogue de Jésus avec Pierre commence par une question : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » C’est la question qu’il nous pose aussi. Jésus n’a jamais voulu être adoré. Il veut être aimé. Voilà qui nous interroge. Où en suis-je ? Saint Bernard a les mots les plus justes pour nous dire le vrai pourquoi de notre foi. Il écrit : « Si l’on aime Dieu pour la récompense, ce n’est pas Dieu qu’on aime, c’est la récompense. La mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure. »

4. Nous nous en sentons loin. Par quel chemin en est-il arrivé à ce point ? L’apôtre Paul nous le dit : regardez la Croix. Elle l’image visible de l’invisible présence qui fut révélée le soir du Jeudi saint aux Apôtres. Ils n’étaient que douze ce soir-là à l’écouter, la paix au cœur. Ils furent multitude, ceux qui le virent crucifié dans les insultes. Tout est un. La violence des hommes a révélé l’immensité de l’amour divin. L’amour, lui, a pris le plus grand risque. Mère Teresa a bien compris que s’engager faisait prendre des risques. Elle écrit :

« Si tu es gentil, les gens peuvent t’accuser d’être égoïste et d’avoir des arrière pensées,
Sois gentil quand même...

Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis,
Réussis quand même...

Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi,
Sois honnête et franc quand même...

Ce que tu as mis des années à construire, quelqu’un pourrait le détruire en une nuit,
Construis quand même...

Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux,
Sois heureux quand même...

Le bien que tu fais aujourd’hui, les gens l’auront souvent oublié demain,
Fais le bien quand même...

Donne au monde le meilleur que tu as, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez,
Donne au monde le meilleur que tu as quand même...

Tu vois, en faisant une analyse finale, c’est une histoire entre toi et Dieu, cela n’a jamais été entre eux et toi. »
Au début de la guerre avec l’Ukraine, le patriarche de Moscou, approuvé par Poutine, a fait lire dans les églises une prière pour obtenir la victoire de la Russie. Un prêtre orthodoxe a refusé. Dénoncé, il fut démis de sa charge. Menacé d’arrestation, il dut s’enfuir avec sa femme et ses enfants. Il réside actuellement en France.

Une faute d'orthographe, une erreur, un problème ?   
 
Aloyse SCHAFF

Capitaine de Port Saint Nicolas.
Prêtre du diocèse de Metz. Fut professeur de sciences physiques et directeur du lycée Saint-Augustin à Bitche (57).
Activités pastorales dans les communautés de paroisses du Bitcherland.
Animation d’ateliers d’information et de réflexion sur les textes bibliques et l’histoire chrétienne : Pères de l’Eglise, fondateurs des grands ordres religieux, les grands papes, les grands saints du Moyen-Âge, du XVIe siècle. Des présentations à découvrir sur le site.

Publié: 21/06/2026